Camille LEPRINCE

5 rue de Castiglione 75001 PARIS

Tél. 06 25 85 43 98

info@camilleleprince.com

www.camilleleprince.com

Céramiques Anciennes

Invitée chez Galerie AVELINE

94 rue de Faubourg Saint-Honoré

75008 PARIS

Exposition "Festons et Faïences. Rouen XVI - XVIII° siècles".

Large plateau octogonal (plateau de table cabaret) orné d’un riche décor polychrome aux Chinois, inspiré des porcelaines chinoises Qianlong ornées des émaux dits de la Famille rose.

Regroupés autour d’un arbre, trois musiciens sont réunis, l’un jouant du luth, le second de la flûte, le troisième du tambour, accompagnés d’un servant apportant des boissons et un enfant dansant. Le ciel est peuplé d’un grand perroquet et de papillons dans un paysage montagneux animé d’une pagode ornée d’un croissant oriental. Le bord est décoré d’une frise fleurie se détachant sur un fond bleu ponctué de cartouches décorés de branchages fleuris et volatiles.

Faïence stannifère, émaux de grand feu.

Longueur : 63 cm ; largeur : 49 cm

Provenance

Ancienne collection Tumin, Paris, vente du 11 juin 1936, hôtel Drouot, Paris, lot 47 (étiquette

avec le numéro « 47 »).

Collection privée allemande.

Rainer Zietz Ltd., Londres.

Exposition

Paris, musée des Arts décoratifs, Exposition rétrospective de la Faïence française, 1932.

Modèle comparable

Un grand plat en porcelaine de Chine décoré des émaux de la Famille rose décoré de la même

scène, vente du 14 juin 2017, Me Bergé & associés, hôtel Drouot, Paris, lot 70.

Ce plateau est exceptionnel par sa taille et son superbe décor qui n’est autre qu’une copie exacte de porcelaines de Chine d’époque Qianlong aux émaux de la Famille Rose contemporaines. S’il est évident que le peintre a voulu imiter la représentation du sujet de son modèle, il transpose la scène dans un univers chromatique différent, obtenu par la palette des émaux de grand feu de la faïence. Celle-ci est dominée par le bleu rehaussé d’un jaune éclatant et de nuances de violet de manganèse et vert de cuivre, avec de discrets rehauts de rouge de fer. Le poncif extrême-oriental

est ainsi transposé sur une forme occidentale et interprété avec un état d’esprit bien français.

Le traitement de la scène, exécutée avec un certain brio, n’est pas sans évoquer les décors

de chinoiseries réalisées à Rouen ou à Sinceny, comme sur le plat « aux guerriers Chinois » conservé au musée du Louvre (inv. OA 6572, legs Moïse de Camondo).

Le parti pris décoratif se prêtait parfaitement à l’usage de ce plateau de table cabaret, destiné à recevoir les ustensiles pour prendre le thé, boisson extrême-orientale par excellence.

This site was designed with the
.com
website builder. Create your website today.
Start Now